lundi, 20 février 2012
Fin du silence
Après plus de 6 mois de silence, je reprends du service pour vous donner quelques nouvelles.
Tout d’abord, pour le côté professionnel, je vous la fait courte, je vous annonce juste que j’ai changé de travail, je ne travaille plus pour l’association de danse pour laquelle j’étais venu au Mali. J’ai quitté mon poste en janvier pour enchaîner aussitôt et devenir administrateur-chargé de développement pour un campement (Bougou Saba) qui se trouve à Siby, un village à 45 km de Bamako. Ce campement accueille des artistes (danseurs, musiciens, conteurs…) en stages en résidences et en formations, l’idée étant de développer les activités. Le directeur avait besoin de quelqu’un pour l’épauler, je suis donc reparti pour un contrat d’un an, on verra où cela me mènera. J’ai donc commencé, il y presque un mois, en alternant travail à Bamako et à Siby.
Pour ce qui est du côté personnel, le fait de démissionner ne m’a pas permis de revenir en France pour les fêtes de fin d’année, à défaut, je me suis rendu au Burkina, histoire de voir quelques amis et d’y passer le nouvel an. En effet, après un réveillon de Noël à la maison entre amis, route vers Ouagadougou, puis le Parc National de Nazinga (près de la frontière avec le Ghana) via le village de Tiébélé, ou nous avons pu visiter la cour royale décorée de peintures décoratives (cf photos).
Le parc Nazinga quant à lui est réputé pour la présence d’animaux sauvages : phacochères, caïmans, différentes races de gazelles, piafs en tout genre et surtout éléphants que nous avons pu voir de très (trop ?) près. Grand moment, parce qu’en vrai c’est encore plus gros un éléphant.
Puis pour la fin du séjour, petit crochet par Bobo Dioulasso, ville que j’apprécie de plus en plus pour son calme, son ambiance, ces nombreux bars, sa verdure…
Bref, comme quelques photos valent mieux qu’un long discours, vous les retrouverez dans l’album Burkina Faso, à la suite des précédentes.
A bientôt, en espérant que mon nouvel article n’attendra pas 6 mois.
Jean
PS : Merci à Jessica pour les quelques clichés empruntés pour illustrer cet article.
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vendredi, 19 août 2011
De retour...
Benh ouais de retour, finalement après mon rapatriement, et 3 mois et demi en France dont 2 et demi de chômage et quelques entretiens, j’ai retrouvé un poste dans le milieu culturel bamakois.
Ma venue a dû se faire assez rapidement afin d’avoir l’occasion de rencontrer et de faire une doublure avec la personne que j’allais remplacer. Mon départ s’est fait un peu dans la précipitation le temps de régler l’administration (Pôle Emploi, assurances diverses, Sécurité Sociale…) et de préparer ma venue ici, trouver un hébergement notamment.
Finalement, une fois arrivé, j’ai pu loger chez des amis pendant 15 jours avant de m’installer dans ma nouvelle colocation, dans le quartier de Badalabougou, le même quartier ou j’ai habité pendant 2 ans et à moins de 10 min de scooter de mon travail, bah oui du coup, je me suis aussi acheté un scooter (appelé ici Djakarta).
Côté travail, je prends mes marques, je vais donc être administrateur de l’association Donko Seko, association culturelle qui œuvre dans la danse contemporaine. Cette association a plusieurs actions, des ateliers de formations à l’année avec des enfants de la rue, un festival à organiser en novembre prochain (c’est le gros dossier en cours). L’association prend en charge aussi l’administration de la Cie Kettly Noel, du nom de la directrice de l’association, qui est aussi chorégraphe et danseuse. A moi de lui trouver des dates pour faire tourner ses créations. A cela s’ajoute la recherche de subventions, une part de communication, un suivi comptable…Bref, je pense que mes journées seront bien remplies, surtout à la rentrée, quand les gens seront rentrés de vacances et quand le ramadan prendra fin.
Côté loisir, j’ai retrouvé par mal d’amis ici, c’est plus facile pour s’intégrer, j’ai pris un peu le temps de les revoir, même si en ce moment il y a une vague de départs définitifs pour certains. J’ai déjà eu l’occasion de sortir de Bamako pour justement une fête de départ à Terya Bougou, un centre hôtelier prônant le tourisme solidaire et le développement local sur les bords du Bani, un affluent du Niger. Départ le vendredi midi, 7h de route et retour le dimanche, idem 7h, ça fait beaucoup de route mais ça valait la peine, malheureusement, je n’ai pas de photos, ayant oublié (comme un con devrais-je dire) ma carte mémoire en France.
De retour donc, je ne sais pas trop combien de temps, mais en attendant je profite du fait de revenir ici, il est vrai que mon volontariat c’était un peu fini en eau de boudin. Bref, avec mon retour, voici aussi le retour de mon blog, qui comme cela a été le cas par le passé, a pour but de vous raconter un peu ma vie aussi, avec des photos si possible. Je vais donc essayer de l’alimenter du mieux possible tout en sachant que dans le cadre du travail, j’aurai, je pense, moins l’occasion de voir du pays.
A bientôt
Jean
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vendredi, 25 mars 2011
Petit pays, je t'aime beaucoup
Bonjour à tous,
Je profite de mes derniers instants de temps libre pour vous envoyer mes photos du Cap Vert. Cela faisait un petit moment que j’avais envie d’y faire un tout. Pour tout vous dire, dès que j’ai su que j’allais travailler au Mali, je me suis tout de suite demandé quels pays j’allais bien pouvoir visiter durant mes vacances. Dans cette liste, le premier nom était…le Cap Vert. Bon faut dire aussi que les autres pays où je voulais me rendre, ne sont pas maintenant très calme (Mauritanie, Côte d’Ivoire ou bien Niger).
Au départ de Dakar, je prend donc un vol pur Praia, la capital capverdienne sur l’île de Santiago. Auparavant, j’avais rencontré à l’aéroport de la capitale sénégalaise, un Peace Corps (c’est l’équivalent américain des volontaires français). Il travaille sur l’île de Sal, nous avons pas mal sympathisé et j’ai passé mes 2 premiers jours avec lui sur l’île de Santiago, nous avons pu ainsi allé voir la famille qui l’a hébergé durant les 2 premiers mois pour apprendre la langue (portugais créole) et la culture capverdienne. Par la suite nos chemins se sont séparés, il est parti sur Sal, quant à moi, j’ai pris un vol intérieur pour Mindelo sur l’île de Sao Vicente, par la suite j’ai pris le bateau pour Porto Novo sur l’île de Sao Antao et enfin un aluguer (taxi collectif) pour me rendre en fin d’après midi au nord de cette île, à Ponto Do Sol.
Le lendemain, réveil pas tout à fait au aurore quand même, pour marcher vers Ribeira Da Fontanhas, un minuscule village blotti dans la montagne sur un petit promontoire. Retour à Ribeira Grande, pour partir le lendemain en aluguer à Paùl pour une marche de 4h pour grimper jusqu’à Cova un cratère de volcan situé au centre de l’île, réaménagé en champs par les agriculteurs du coin. Le retour se fait toujours en aluguer par la Corda Estrada, ancienne route qui relie le nord et le sud de l’île, route en lacet qui parfois ne passe pas loin du précipice, avec des vues magnifiques sur toute la partie nord de l’île, recouverte de verdure, alors que la partie sud est beaucoup plus sèche.
Le lendemain, je reprends le bateau pour aller à Mindelo, deuxième ville du pays connu pour son carnaval (que j’ai raté à quelques jours près), j’en ai profité pour aller voir les volcans à Calhau et marcher un peu dans la ville à l’architecture aux accents latins.
Par la suite, retour en avion à Praia, je profite du temps qu’il me reste pour prendre illico le bateau pour me rendre sur l’île de Fogo, 3h30 de bateau, ça tanguait un peu et je ne faisait pas trop le fier, tout comme la trentaine de collégiens qui ont commencé le voyage en se prenant en photos et en riant et qui l’ont fini la tête dans le sac à vomi.
Arrivé de nuit à Sao Felipe la principale ville de l’île, je pars le lendemain pour Mosteiros pour voir les champs de bananes et de café et en profiter pour découvrir les paysages de l’île. Le jour d’après je pars pour Cha de Caldeira, à 1700m d’altitude, un minuscule village, situé dans le cratère du volcan Fogo (qui donna son nom à l’île). Paysage impressionnant, lunaire, volcanique, malgré tout, les villageois y cultivent notamment les haricots et la vigne mais ne sont pas à l’abri de soubresauts du volcan. J’y reste 2 jours le temps de faire le tour de la caldeira, de grimper le petit pic mais surtout le grand, presque 3h de marche pour arriver au sommet, à 2800m avec une vue imprenable sur la caldeira ainsi qu’au loin sur l’île Santiago.
Le retour sur Santiago, justement se fit aussi en bateau avec une traversée encore moins calme et donc plus longue, finalement arrivé, je décide de rester à Praia ou j’en profite pour voir la fin du défilé du carnaval, avant de partir le lendemain à Cidade Velha, l’ancienne capitale du Cap Vert, plusieurs fois mise à sac par les pirates et les corsaires et notamment un certain Jacques…Cassard.
Comme toute les bonnes choses ont une fin, je devais revenir au Sénégal, j’y suis resté 2 jours de plus avant de repartir en bus pour Bamako, cette fois avec les multiples pannes et la nuit passée à la douane car celle-ci était fermée, cela me pris 41h, je ne vous cache pas que cela fut un peu long, surtout les 11 dernières heures !!
Jean
PS : Les photos sont dans l’album Cap Vert créé à cet effet.
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jeudi, 24 mars 2011
Au Sénégal
Bonjour,
Après quelques semaines de silence je reviens vers vous. En effet, j’avais quitté le Mali pour me rendre au Sénégal puis au Cap Vert.
Mes 5 semaines de vacances commencèrent donc par un long périple, rejoindre Dakar depuis Bamako en car, soit 29h dont 3 pour passer la frontière ouch !
Le but de cette première semaine était de participer au Forum Social Mondial qui se déroulait sur le site de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, en profiter pour rencontrer des acteurs du développement et voir des conférences. Mouais, je n’ai pas été convaincu par la méthode. Des stands et des conférences pour changer le monde,pas sûr que ça marche.
Finalement à la fin de cette semaine, un ami venant de France est venu me retrouver pour partir visiter le pays. Après quelques jours à Dakar, presqu’île gigantesque, tellement différente de Bamako, il est d’ailleurs intéressant de voir comment 2 pays aussi proches se soient développé aussi différemment. Nous avons profité pour faire un tour sur l’île de N’Gor au large de Dakar, petit havre de tranquillité et de calme, par contre je n’y ai pas vu la maison de France Gall, étonnant.
La suite ? Direction le nord, non loin de la frontière mauritanienne pour se rendre à St Louis, après un trajet rallongé pour cause de pèlerinage, nous arrivons finalement sans encombre à St Louis, nous y sommes resté 3 jours, le premier pour nous balader dans la vieille ville coloniale installé sur une île posée entre la mer et la terre, relié à celle-ci par le pont Faidherbe. Les jours suivants on été consacré aux alentours : Parc de la Langue de Barbarie et Parc de Guembeul.
Retour sur Dakar, pour y passer le week end et visiter l’île de Gorée, qui fut le lieu choisi par les colons français pour envoyer les esclaves africains vers les Caraïbes. Ce site, cela faisait un moment que je voulais m’y rendre. En y allant, j’ai eu l’impression de boucler le boucle, moi venant de Nantes, port négrier, puis être resté en Martinique pendant 2 ans et finir ici, à Gorée où tout a commencé.
Après cela, il a fallu repartir en vadrouille, dans le sud cette fois, dans une région appelée le Siné Saloum ou la mer à travers des mangroves entre dans les terres. Oh, bien sûr les journées ne furent pas très éprouvantes, pirogue, baignade, repas de poissons grillés !
Retour par « la Petite Côte », arrêt à Popenguine et retour sur Dakar car le lendemain, mon pote rentrait en France et moi je me rendais au Cap Vert, mais ça, c’est déjà un autre voyage.
A bientôt, prenez soin de vous.
Jean
PS : Les photos se trouvent dans l’album Sénégal, bientôt en ligne les photos du Cap Vert.
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lundi, 31 janvier 2011
Virée au Pays des Hommes Intègres
Comme prévu, après le festival (du 1er au 7 décembre), une première caravane est partie avec quelques troupes de théâtre et de musique sur les routes du Burkina et du Niger (du 8 au 27 décembre). Pour ma part, je suis resté à Sikasso quelques jours de plus avec quelques techniciens afin de gérer l’après festival (démontage, paiement, remerciement, imprévus…).
Finalement, alors que le gros de la caravane, faite de compagnies et de groupes musicaux maliens, burkinabès et nigériens était partie pour commence les spectacles à Bobo, le petit groupe dont je faisais partie est arrivé à Bobo le 11 décembre, soit le jour de la fête du cinquantenaire de l’Indépendance du Burkina. Conséquence, la route entre le Mali et le Burkina était bloquée à hauteur de l’aéroport de Bobo à côté duquel se trouve une des nombreuses résidences de Blaise Compaoré, président (à vie ?) du Burkina. Route barrée nous avons du contourner l’aéroport dans les routes de terres et de sable avec notre camion et notre remorque, du coup nous nous sommes enlisés et nous avons perdus 2h.
Je n’ai pas trop suivi l’étape de Bobo, par la suite, toutes les Cies se sont retrouvées pour partir dans le grand bus de l’association pour Ouagadougou et jouer au CITO (Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou). Le CITO se trouve juste à côté du grand stade de foot de la ville. Les soirs de non match, ils sont nombreux, des gargotes poussent ici ou là avec leur spécialités (sandwich, brochette, poulet, frites), sur le parking, le tout arrosé de Brakina ou de Sobbebra, les bières locales uniquement vendues dans des bouteilles de 60cl (il y a, je dois l’avouer, un certain savoir vire au Burkina) pour aller dans les chiottes, il faut même entrer dans le stade !
Par la suite, pour des raisons de sécurité, je ne voulais pas trop me rendre au Niger. La troupe, elle continua son chemin, quitte à se faire escorter pour passer la frontière. Ils ont ainsi pu jouer à Niamey. La caravane devait aussi se rendre à Tillabéri, mais un championnat international de lutte se déroulait là bas, contrecarrant nos plans. Finalement la caravane est rentrée juste après Noël sur Bamako.
Pour ma part, j’ai fait sens inverse en partant vers le sud dans la région de Gaoua, près de la frontière avec la Côte d’Ivoire et le Ghana pour profiter de deux ou trois jours de vacances.
Cette région est réputée pour l’architecture des concessions de l’ethnie Lobi, ethnie guerrière qui se protégeait ainsi contres les attaques. (cf photos). Avec un guide j’ai donc pu aller voir une concession en brousse, en passant nous avons pu aller faire un tour dans un village de potiers et aller voir les orpailleuses, de nombreuses mines aurifères se trouvent dans cette région. Mais je manquais de temps car je voulais rentrer sur Bamako pour les fêtes. Tout d’abord Gaoua-Bobo Dioulasso, puis Bobo-Sikasso enfin Sikasso Bamako. Bref, 16h de transport en 2 jours dans des conditions pas toujours agréables, comme dans ce taxi brousse pour passer la frontière.
En effet, j’étais de retour à Bobo vers 18h et je voulais rentrer à Sikasso, je me rends à la gare des taxis brousse qui font l’aller retour vers Sikasso. Ca tombe bien me dit on, un taxi doit justement partir tout de suite…nous partîmes donc 2h30 plus tard… avec les contrôles de la police, de la gendarmerie, des douanes maliennes et burkinabè, qui inspectaient la marchandise et contrôlaient les 20 personnes serrées comme de sardines dans ce mini van, le trajet nous a pris 5h au lieu de 3h normalement.
Arrivé à Sikasso, je suis reparti illico le lendemain pour Bamako, pour me poser chez moi, que j’avais quitté fin octobre.
Les photos sont à la suite dans l’album « Burkina Faso»
Portez vous bien.
Jean
20:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

